Ouvert tous les jours de 11h à 19h — Entrée gratuite —  Infos pratiques 
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Du Temps sois la mesure

14 octobre 2022 — 5 janvier 2023

Artiste : François Réau

Commissariat : Léo Marin

Quel que soit le dessin, tout commence toujours par un point, puis un trait vers un second point, et ainsi de suite. Un peu comme la projection d’un trajet en devenir entre un point Alpha et un point Beta. C’est aussi de cette manière que l’Homme à relié les étoiles dans le ciel nocturne, de cette manière que furent dessinées les constellations et de cette façon qu’elles continuent encore aujourd’hui d’être représentées.
Les constellations ne seraient-elles pas de facto les premières abstractions dessinées ?

Des dessins dans le ciel qui continuent de situer nos propres corps, nos individualités, entre deux points fictifs, entre deux plans, le premier : terrestre, et le second : céleste.

Cette succession de points reliés par des lignes qui nous autorise la projection et nous permet d’imaginer un dessin plus élaboré, qui se veut, à dessein, être le point de départ du projet de l’exposition Du Temps sois la mesure. Ces quelques traits et points, ont une intention qui va au-delà de ce que l’on voit, une projection graphique plus vaste, une mesure de l’espace et du temps.

C’est de cette réflexion qu’est né le projet d’exposition avec François Réau pour le Drawing Lab. Un projet qui tire son nom d’un des vers du fameux poème de Antoine Léonard Thomas publié pour la première fois en 1762.
Le compas d'Uranie a mesuré l'espace. Ô Temps, être inconnu que l'âme seule embrasse.

Tout commence comme ceci, avec la muse dédiée à l’étude de la voute céleste et son outil de prédilection. Ce fameux compas qui mesure entre deux étoiles l’espace et le temps qui les séparent l’une de l’autre avant, de les inclure dans un dessin plus vaste, une constellation.

C’est également de cette manière qu’a décidé de travailler François Réau qui déploiera toute sa pratique de dessin pour ce projet, tout en cherchant a repousser les limites de ce médium tant dans son processus que dans son support. Du trait de crayon au trait de lumière en passant par le dessin en installation.

Le visiteur aura alors l’opportunité de parcourir différentes appréciations d’un dessin qui s’échappe de son support premier et envahit l’espace d’exposition. Il lui sera ainsi permis de se confronter à un espace-temps de pensée visuelle où la pratique de l’artiste se fond dans un temps de pensée visuel où la poésie et l’histoire se mêlent.

Léo Marin
Commissaire de l’exposition

#DuTempssoislamesure
@drawinglabparis

FRANCOIS-RÉAU-HORIZONTAL

François Réau, Mesurer le temps (détail), 2022.
Mine de plomb et graphite sur papier, marouflé sur toile, 240 x 375 cm, © Adagp, Paris

 

PARTENAIRES

VERNISSAGE

Samedi 15 octobre 2022
15h — 19h

En présence de l'artiste

PRESSE

LE DUO ARTISTE / COMMISSAIRE

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François Réau

François Réau est un artiste français, né en 1978. Il vit et travaille à Paris.

Artiste pluridisciplinaire, son travail soulève le principe de l’apparition et de la disparition de la figure et des motifs, au cœur même des matériaux.Son œuvre articule dessin et installation, paysage mental et paysage physique, l’immensément grand ou l’indicible dans des dispositifs plastiques qui interrogent les liens entre l’homme et la nature. On y retrouve les thématiques de la temporalité ou de la fragilité humaine. Son travail pousse les limites du dessin de façon à ce que celui-ci échappe à son support et gagne l’espace. Il lui conférer alors la possibilité d’être un espace et un temps d’expérience et de pensée visuelle. Nombre de ses travaux tissent des liens entre rêve et réalité ; à travers la nature, le paysage peut ainsi devenir l’instrument d’une métaphore poétique ou le refuge d’un ressenti plastique qui va offrir au regard l’opportunité du réenchantement.

Il suit ses études artistiques à Poitiers, à l’Ecole Régionale des Beaux-Arts puis dans un second temps à l’Ecole d’Arts Appliqués. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et collectives en France et à l’étranger, notamment Lille3000, Mons 2015 – Capitale européenne de la culture, ainsi qu’au Guoyi Art Museum de Pékin, au Palais de Tokyo à Paris et au Musée de l’Hospice Saint-Roch à Issoudun dans l’Indre – qui accueillera deux de ses œuvres dans ses collections.

L’artiste est finaliste du prix « Talents Contemporains » de la Fondation François Schneider à Wattwiller en 2015 et 2016. Au printemps 2020, l’un de ses grands dessins est présenté à la Kunsthal Charlottenborg à Copenhague à l’occasion d’une exposition internationale.

Tout un pan de son travail de dessin immersif est par ailleurs exposé dans plusieurs lieux, notamment au Domaine de Chaumont sur Loire, au Musée Jenisch à Vevey en Suisse, au Domaine de Kerguéhennec dans le Morbihan et au Drawing Lab à Paris. Enfin, l’abbaye royale de Fontevraud l’invite cette année à concevoir une œuvre pérenne. Elle lui a commandé la réalisation du décor d’une cloche, le petit bourdon de 1,6 tonne, qui intégrera les jardins de l’abbaye à l’été 2021.

portrait LM noir blanc ©Sophie Montjaret copie

Léo Marin

Curateur indépendant, Léo Marin dirige aussi depuis 2014 le volet contemporain de la Galerie Éric Mouchet à Paris — Saint-Germain-des-Prés. En charge de la programmation jeune création, il constitue une équipe d’artistes français et internationaux.

La cartographie et la topographie dans la pratique artistique contemporaine et la relations des artistes vis-à-vis de l’insularité sont ses sujets de recherches favoris.

Titulaire d’un master en Histoire de l’art et en Art Contemporain et Sociologie, il est membre actif des Commissaires d’Exposition Associés (C-E-A) et membre de l’A.I.C.A. France depuis 2018 et défend une critique d’art non élitiste et accessible à tou·te·s.

Editeur et critique d’art, il est l’un des co-fondateurs des Éditions Born And Die avec Aurélie Faure et Ivan Dapic.

En 2017, il lance le projet « Mapping At Last », suivi du second volet « The Plausible Island » en 2019. Dans ce cadre, il collabore avec de nombreuses galeries, différents partenaires publics et institutions. La création de la résidence The Plausible Island à Vulcano dans les îles éoliennes, en Sicile, nait de cette continuité.

VUES DU TRAVAIL DE L'ARTISTE