Programmation 2018 – 2019

Gaëlle Chotard, Ce qui me traverse, 20 mars – 16 juin 2018
Commissaire d’exposition : Valentine Meyer

Telle la gestuelle du funambule, les oeuvres de Gaëlle Chotard profitent du déséquilibre qu’elles génèrent pour mettre en route leur propre dynamique. Travail de patience mais aussi de lâcher-prise, il privilégie l’inframince : traits de crayon, cordes à piano tendues, gaines métalliques tissées et percées, afin d’expérimenter tous les possibles du dessin, l’inventant aussi en 3D. Pour Drawing Lab, l’espace sera envisagé comme une page blanche, propice à traduire l’importance du vide, de la fragilité, de la transparence, comme une invitation au silence intérieur et à la contemplation.

Gaëlle Chotard
Détail : Etat d’âme, 2007, encre de chine sur papier, 31 x 24 cm

Christian Lhopital, Croquis préparatoire pour le projet « Danse de travers »

Christian Lhopital, Danse au travers, septembre 2018
Commissaire d’exposition : Jean-Hubert Martin

Le projet de Christian Lhopital consiste à entrainer le visiteur dans un mouvement qui l’accompagne et l’enveloppe lors de son parcours. Une longue oeuvre pariétale ira de l’escalier jusque dans la grande salle faisant alterner les fantômes, esprits et autres revenants chers à l’artiste, au rythme d’une sarabande effrénée, une Danse de travers. L’imbrication d’organes biologiques, de cellules mutantes et de figures oniriques oscille du burlesque au macabre. Des lés de papier recouverts de dessins tombent du plafond créant une rupture de la vision panoramique.

Nikolaus Gansterer, ) () Drawing as Thinking in action
Commissaire d’exposition : Jeanette Pacher

La pratique artistique et performative de Nikolaus Gansterer met en oeuvre une interprétation plus large de la notion de dessin, conçue comme une simultanéité entre les gestes de penser et de dessiner. Il est également fondamentalement intéressé par la traduction et la visualisation des mécanismes de la pensée, à la fois consciente et inconsciente. Présentant de nouveaux travaux in situ, les méthodes innovantes de Gangsterer – notations ad hoc, auto-évaluations ou encore spatialisation du langage corporel – sont explorées et nous offre un nouveau regard sur le dessin, qui devient ainsi un outil pour « penser en action ».

Nikolaus-Ganstere, Thinking-Drawing-Diagram, 2011, chalk on blackboard, dimensions variables © Nikolaus Gansterer

Florentine et Alexandre Lamarche-Ozive, Fantin-Latour, un cocktail, 2017, murale au fusain, 280 x 350 cm, Marea, exposition personnelle, galerie Luis Adelantado, Valencia, Spain. © Daviz Zarzoso

Le duo d’artiste Florentine et Alexandre Lamarche-Ovize
Commissaire d’exposition : Solenn Morel

Florentine et Alexandre Lamarche-Ovize revendiquent, depuis leurs débuts, une filiation au mouvement Arts and Crafts, fondé par William Morris, militant pour la réconciliation des arts dits mineurs et des arts intellectuels. Tout à la fois peintres, céramistes, sculpteurs, concepteurs de mobilier, ils affirment une pratique du dessin libérée de ses conventions académiques. Ils ont ainsi naturellement concentré leurs recherches les plus récentes sur la figure et le parcours d’Elisée Reclus, l’auteur notamment de la Nouvelle Géographie Universelle, ancien communard et formidable pédagogue, pour qui la transmission des savoirs devait dépasser les frontières géographiques et sociales. Alors que les mots du géographe libertaire suffisent à faire résonner les bruits de la forêt ou le ruissellement de l’eau, Florentine et Alexandre Lamarche-Ovize entendent reconstituer, à travers des dessins, des sérigraphies, des impressions sur tissus ainsi que des céramiques aux couleurs vivifiantes, un concentré de paysage, rappelant le plaisir de parcourir la nature, lieu de tonicité et de régénération, selon les propres termes de l’auteur.